Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Un film, une démarche

Un film, une démarche

SYNOPSIS

Monsieur le sous-préfet veut expulser Milena et sa fille Pauline sans-papiers au village de Lasalle.

Virginie, une ancienne habitante, revient pour profiter du marché de l’immobilier florissant en Cévennes.

Un vieil aristocrate au bout du rouleau désire vendre sa propriété au plus offrant contre l’avis de son voisin paysan.

Des rumeurs circulent de maison en maison : l'Etat cherche des terrains pour y enfouir des déchets radioactifs, la régie de distribution d’eau serait vendue à une multinationale…

Tout le monde se connait. suspicion, rejet, solidarité ? Est-ce le lien social qui se disloque ?

En quatre jours, le sort de Milena va changer la vie paisible de la petite vallée de la Salindrenque.

Un film, une démarche

UN FILM PARTICIPATIF

Originaire de Lasalle, village des basses Cévennes, j’ai exercé le métier de documentariste, travaillant pour différentes chaînes de télévision, jusqu’à l’élection municipale de 2008 où j’ai eu le bonheur d’être élu maire.

Il était difficile pour le maire de circuler avec une caméra, l'écriture d'une fiction, inspirée par la vie et l'histoire du village s'est imposée.

Ce film est l’oeuvre de toute une communauté, forte de l’idée que lorsque l’arbitraire frappe un individu, réagir devient l’affaire de tous.

Nous sommes persuadés que ce film vient à son heure, dans un monde en quête de repères, en demande de valeurs et d’authentique humanité. c’est ce qui en garantira son succès.

Henri de Latour

Un film, une démarche

UNE AUTOPRODUCTION

Deux producteurs : VDH et taggama ont soutenu le film.
Leur participation était d’environ 30%. pour trouver le complément, ils ont sollicité l’aide des collectivités territoriales...
Nous n’avons rien obtenu.
Puis le scénario a été présenté au cnc...
Et n’avons toujours rien obtenu.
Les participants, acteurs, techniciens se sont investis sur ce projet depuis si longtemps, avec un tel engouement, qu’il était impossible de faire marche arrière.
Nous avons donc lancé une campagne de dons à partir du site du film.
C’est une économie alternative qui s’est mise en place.
Le film s’est terminé dans de bonnes conditions. Rapprocher le « cinéma » des gens
nous donne l’obligation d’obtenir un résultat de qualité.

Un film, une démarche

"Milena Fall" jouée par Murielle Holtz

29 ans, brune aux yeux bleus il est difficile de lui donner une origine. Ce qui est sûr et assumé : elle n’est pas Française. Elle a sans doute vécu des événements graves et traumatisants mais reste secrète sur son passé. Elle est arrivée dans les Cévennes après avoir entendu dire dans son pays que les Cévenols ont une tradition d’accueil en référence aux Justes de la deuxième guerre.

Bien malgré elle, au centre de toute l’histoire ; elle voudrait simplement vivre là avec Gilles et sa fille. Le statut de «pauvre réfugiée qui a beaucoup souffert» ne l’intéresse pas. Elle veut être comme les autres. Elle garde pour elle les épreuves traversées, quitte à cacher certaines choses à sa fille.

Pourtant les épreuves lui ont forgé le caractère et elle n’est pas prête à accepter n’importe quoi. C’est une battante qui oublie parfois un peu de réfléchir quand les émotions la submergent.

Son refuge est la musique qui est au cœur de sa vie. Elle participe à la chorale et parfois pour se ressourcer, elle s’isole avec son accordéon et chante la nostalgie de son pays d'origine.

Elle culpabilise de rester dans le village où elle a trouvé son bonheur car elle sait que sa présence met en danger ceux qui l’ont justement recueillie.

Un film, une démarche

"Pauline" jouée par Manon Cerret

Elle a six ans. Fille de Milena, elle parle français comme tous les enfants de son âge. Rien ne la distingue des autres petits Français. Elle est chez elle dans le village. Elle porte un regard d'enfant sur ces événements qui change le regard d'adulte comme Etienne de Caracolès.

Un film, une démarche

"Gilles" joué par Pierre Mounier

45 ans, agriculteur, vit avec Milena. C’est un taiseux, quelqu’un qui observe et parle rarement. Quand il s’exprime ce n’est pas pour rien. Il est très apprécié par la communauté. On lui reconnaît de la droiture et de l’efficacité. C’est un type bien, comme on dit.

Il a recueilli Pauline et sa mère. Il est amoureux de Milena, mais ne pas connaître son passé le laisse perplexe. Il souhaite ne pas découvrir une histoire insupportable. Il est très attaché à Pauline, affection qu’il ne montre que rarement mais qui est très profonde. Il est un peu démuni devant les tourments intérieurs de sa compagne. Il essaye de rester lucide et de faire ce qu’il faut pour que tout se passe bien pour elle et pour Pauline.

Un film, une démarche

"Etienne de Caracolès" joué par Francis Bodin

70 ans environ, de belle allure, dans la décontraction forcée du grand âge il conserve une élégance discrète malgré des vêtements élimés. Son maintien est celui d'un homme qui a l’habitude d’être entendu et obéi.

Il est issu d’une des plus vieilles familles du coin. Il ne s’est jamais marié, n’a probablement jamais eu d’enfant. À l’âge de la contemplation, il doit se battre pour sauver son vaste domaine reçu en héritage. Il le fait avec lassitude mais dignité.

À force de rester discret sur ses problèmes, il s’est isolé, et vit seul dans sa tour d’ivoire. La solitude lui pèse presque autant que ses difficultés financières. C’est la fin d’un cycle qui se trouve brisé par l’amour d’une petite fille. Son personnage évolue d’un homme qui désire vendre et partir pour ne plus revenir, vers un homme qui reprend goût à la vie à travers la nécessaire solidarité avec Milena, les habitants du village et l’amour de Pauline.

Un film, une démarche

"André Fiandre" joué par Philippe André

Pas très grand, une bonne tête. C’est son principal défaut qui l’entraîne presque malgré lui à exprimer des opinions et avoir des attitudes qu’il regrette sans doute après. Déterminé, il mène à la baguette l’opposition à Madame le Maire et ne désespère pas de prendre sa place. Il est poussé par sa femme à maintenir ce rôle dans le village, c’est l’homme toujours à contre-courant. Personne ne pense à lui faire du mal, on le prend tel qu’il est avec sa bêtise et sa femme qu’il a épousée à Marseille.

Volontiers agressif, il n’est pas courageux et de nombreuses anecdotes circulent sur ses reculades. Il a longtemps habité Nîmes et ne rentrait que la fin de la semaine au village. Il fait partie de ces gens qui se revendiquent fortement d’un endroit alors qu’il n’y a rien fait.

Un film, une démarche

"Laurent Greslien" joué par Guillaume Huerta

33 ans, ambulancier et chauffeur de taxi, célibataire, sans enfant, habillé négligé. C’est le premier personnage à paraître à l’écran. Il est l’ami d’enfance de Virginie mais elle ne s’en souvient pas tout de suite. Lorsqu’il boit (régulièrement) il semble détaché des choses de la vie.

Par contre l’expulsion probable de Milena qu’il trouve très injuste le mobilise. C’est un militant dans l’âme, toujours prêt à se battre pour toutes les causes. Il est confronté à une injustice qui le touche car ce sont des gens qu’il connaît et qu’il aime. Il se jette dans la bataille de toutes ses forces.

Sa vie personnelle n’est pas une grande réussite. Il ne sait plus très bien si c’est parce qu’il est militant qu’il vit seul ou si c’est parce qu’il vit seul qu’il est militant. Ou encore si c’est parce qu’il vit seul qu’il boit. Il est prêt malgré tout à se jeter à fond dans une histoire d’amour avec Virginie, mais il a l’habitude de l’échec avec les femmes et le reproduit régulièrement.

Il est comme beaucoup d’hommes, fait son travail de chauffeur de taxi correctement, mais le ronronnement de ses habitudes montre qu’il n’attend plus grand chose de la vie. Il est très attaché à sa commune. Il la perçoit comme une grande famille, et comme partout il y a un pourcentage d’imbéciles. Il ne les supporte pas. Son grand adversaire est André Fiandre.

Un film, une démarche

"Virginie Cabanne" jouée par Virginie Godier

Très belle blonde d’une trentaine d’année, agent immobilier, célibataire, un enfant. Habillée glamour un peu clinquant, lorsqu’on la voit « elle en jette ». Elle le sait, en use, voir en abuse.

Elle joue à la parisienne et aime assez tromper son monde. Derrière cette façade se cache une jeune femme qui s’est battue dans un milieu professionnel hostile pour se faire sa place. À Paris, elle élève, seule, un petit garçon.

Son personnage évolue tout au long de ces quatre jours. De distante à peine courtoise, elle devient sympathique et amoureuse.

Elle est comme beaucoup de Cévenols : partis pour suivre un idéal de vie urbain et moderne. Certains de cette diaspora reviennent régulièrement. D’autres comme Virginie ont coupé les ponts. Elle est envoyée par son agence immobilière parisienne parce qu’elle a des origines locales.

Un film, une démarche

"Madame le Maire" jouée par Nicole Daumet

Femme de caractère. On sent qu’elle peut être généreuse mais aussi très autoritaire. Elle ne s’en laisse pas conter. Avec un bon sens de l’humour, c'est quelqu’un de solide. Par sa gentillesse et sa convivialité, elle fait le lien entre les habitants. Elle se régale de parler avec eux. Ce plaisir est fort lors des conseils municipaux où elle tient bien son monde. Les temps changent, elle a arrondi les angles pendant des années et le temps est venu pour elle de dire ce qu’elle pense vraiment.

Cependant, elle essaye de convaincre les gens plutôt que de les obliger à accepter ses décisions. Elle peut user de malice en dehors des moments officiels.

Un film, une démarche

"Jeannot" joué par Jean François Anton

Entre cinquante et soixante ans, ancien ouvrier dans l’usine du coin, il a les cheveux grisonnants et un œil qui pétille. Il est petit, malin, filou. Il aime la vie et ne se prive pas d’y mettre quelques piments pour la rendre plus drôle.

Facétieux et pince-sans-rire, il utilise sa clairvoyance pour jouer des tours à ses semblables avec l’aide de son ami Raymond. Il est volontiers séducteur, c’est un bon vivant. C’est une sorte de lutin qui se plaît à prendre la vie sur le ton de la plaisanterie.

Ce qui sauve Jeannot est son amour pour les autres. Son passé de syndicaliste n’y est sans doute pas pour rien. Lorsqu’il s’aperçoit du mal qu’il a provoqué en lançant des rumeurs, il le regrette, essaie de revenir en arrière. La seule façon pour lui de se rattraper est de rejoindre la mobilisation contre le départ de Milena. Il n’hésite pas à mettre en péril son amitié avec Raymond qui est moins sensibilisé. Il se révèle efficace dans la lutte contre la bêtise et l’ostracisme ordinaire sans perdre son humour et son originalité.

Un film, une démarche

"Raymond" joué par Robert Lamoury

65 ans, retraité des impôts, marié, quatre enfants, six petits enfants.

Il est le compère de farces de Jeannot. Un homme sympathique, très souriant, avenant. Il est démuni face aux astuces de Jeannot, qui est trop fort pour lui. Homme simple, il appartient à cette France profonde sans opinion. Il fait partie de la majorité silencieuse. Il ne lui viendrait pas à l’esprit que la gendarmerie fasse des choses à la limite de la légalité.

Comme on dit ici, «il est bien brave». Sa naïveté se cogne souvent à la réalité. Et lorsque Jeannot le met au pied du mur pour arrêter les rumeurs, il ne comprend pas, pour lui tout va bien et Milena n’appartenant pas à notre communauté ne mérite pas qu’on la soutienne. Il finira par montrer son vrai visage, celui d’un homme inquiet qui pourrait laisser faire l’inacceptable pour éviter des tracas personnels.

Un film, une démarche

"Patrick Jambier" joué par Frédéric Roustand

Il a la cinquantaine. Il est tourmenté car il ne trouve pas sa place dans cette société sans doute un peu compliquée pour lui. Il est gentil, plein de bons sentiments, mais d’une grande maladresse. Il souffre de cette double appartenance : le gendarme avec un uniforme et l’homme qu’il croit digne d’amour. D’autre part, il ne supporte pas le regard de la population qu’il croit haineux. En caricaturant, il souffre de schizophrénie et de paranoïa. Il lui arrive donc de s’arranger un peu avec les consignes, sans dépasser des limites qui sont vite atteintes car il ne se met pas en danger. Par contre il reste une autorité auprès de ses hommes.

Un film, une démarche

"Gendarme 2" joué par Guillaume Dreux

Il est jeune, en formation dans l’espoir d’intégrer ce corps d’armée qu’est la gendarmerie. Il peut apparaître comme souffre-douleur de Jambier car ce major applique des méthodes de formation à l’ancienne. Il est un peu naïf et supporte sans broncher les brimades de son chef. Jusqu’au moment où l’opportunité se présente pour lui de montrer ce dont il est capable.

Un film, une démarche

"Le sous-préfet" joué par Bernard Meulier

57 ans, sans doute marié, habillé en costume sombre. Un homme de pouvoir habitué aux ordres difficiles, et surtout déterminé à les faire accepter par tous. C’est le symbole de l’Etat.

Un film, une démarche

"Le Facteur" joué par Christian Lopez

La quarantaine, petit rond, chauve, il a le bagou et adore faire parler les gens qu’il rencontre pour colporter les informations au plus grand nombre. C’est sa raison de vivre, la manière de rendre son métier répétitif intéressant.

Un film, une démarche

La gendarmette" jouée par Nadège Mamar

Elle est une force de la nature. Elle se fait respecter avec gentillesse. Elle n'hésite pas à taquiner le Major avec un bon sens populaire.